Un gardien façonné par le lieu
Le Berger de Sila, ou Pastore della Sila, tire son nom du plateau de la Sila, en Calabre, dans le sud de l’Italie. Dans ce paysage de montagne, la vie pastorale n’a jamais été une idée abstraite : les troupeaux devaient circuler, les chèvres et les moutons devaient être protégés, et le loup faisait partie du territoire vivant.
Les anciens récits de race rattachent son ascendance à des chiens gardiens qui accompagnaient des populations anciennes dans le sud de l’Italie, notamment des groupes indo-européens puis des communautés grecques. Ces récits relèvent davantage de la mémoire de race que d’un simple pedigree écrit. Ce qui apparaît plus clairement, c’est la longue relation entre bergers, troupeaux, chiens et géographie difficile des Apennins calabrais.
Le type originel a été conservé par les mêmes conditions qui rendaient son travail nécessaire : des zones isolées, un accès difficile, un climat rude et une vie au contact du bétail. Le chien n’a pas été sélectionné pour décorer, mais pour durer, veiller, résister et rester fiable auprès des animaux.